Downtown Raqqa

















Longtemps, Raqqa aura été cette ville inconnue de tous, au milieu du désert syrien. Petite capitale oubliée d’une Syrie éloignée de la côte et de son dynamisme, oubliée des autorités - sauf à la réprimer comme tout un chacun -, oubliée du progrès, des élites, d’un peu tout.
Et puis en 2014, l’état Islamique s’y est installé. Raqqa est devenue la capitale de l’horreur. Le monde entier a découvert sur les cartes ce petit coin de désert et ses places où s'orchestraient le macabre spectacle des exécutions publiques.
Durant trois ans, les habitants de la ville ont vécu dans l’ombre des “Fous de Daesh”, ne fumant plus, ne jouant plus au foot, n’écoutant plus jamais de musique, portant barbes longues pour les hommes et longues niqabs pour les femmes. Les brigades de mœurs sillonnaient les avenues, on dénonçait son voisin pour des broutilles, la mort rodait sans cesse.
En octobre 2017, les forces démocratiques syriennes, composées majoritairement de kurdes, épaulés par la coalition internationale, ont repris la ville.
Détruite à plus de 80%, tout y est à reconstruire.